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Randopedia dans la région d’Agadir, 10-12 juin 2011,

Une belle escapade dans les terres soussi,

 
Photos | Témoignages
 
Par :  
Imane & Housna El Ammari
 
 
 

Randopedia dans la région d’Agadir, 10-12 juin 2011,
Une belle escapade dans les terres soussi,

Il est environ 17h30 en ce vendredi 10 juin 2011, alors que le soleil termine sa course dans le ciel rebati, je me dirige avec les deux abouyala vers notre point de rendez-vous dans le quartier universitaire Irfane. Certains randonneurs sont déjà positionnés. 18h00 se tient droit comme un I sur ma montre, c’est l'heure du départ.
  Abdou, le guide et organisateur du jour, fait le compte des présents. "On n'est pas au complet. Il en manque deux!", conclut-il. Quinze minutes plus tard, ils arrivent enfin. Ce sont les membres du groupe "cérélac". Deux bendirs et une taarija au bout des doigts sont leurs mots d’excuse. Le bus prend enfin la route d’Immouzzer au rythme de’’chetih w maghena w zegharet’’ appuyés par les groupes El 3awenyatte et Cérélac.»  Le week-end s’annonce des plus joyeux. Après 1heure de route, on entre à Casablanca pour récupérer le reste des inscrits. Le sourire en coin, Abdou se félicite d’additionner 48 randonneurs venus   des quatre coins du Royaume et même du Danemark.
 Malgré les 600km à venir jusqu'à IMMOUZER, la route s’efface doucement. Certains la joue posé sur la vitre regardent les paysages défiler, d’autres discutent quoiqu' à l’arrière du car le son d’une ambiance de folie est à son apogée.
Marrakech s’ouvre à nous pour une première pause-dîner. Une Kefta mechewya aura raison de nos appétits.
  On reprend la route pour laisser la ville rouge et continuer notre périple. Vers 3h00 du matin, le car arrête enfin le grondement de son moteur devant l’auberge Bab Immouzer. La nuit s’annonce des plus douces dans cet endroit à l'architecture chaleureuse. Par le choix de ce lieux Baba Abdou a pensé à tout notre confort des chambres avec salles de bain à la terrasse unique de par sa vue panoramique sur une nature sauvage qui se dessine sur un horizon courbé par les montagnes et vallée témoins du temps. Mais, ce qui n’a pas manqué d’éveiller toutes les envies de fraîcheur... C’est la piscine!!!!
   Mais, la raison conduit tout le monde vers un autre plongeon... celui du lit.
Dès 7h30, l’ensemble des randonneurs semblaient fin prêts pour cette belle journée qui s’annonçait pleine de surprise... connaissant Abdou. Le temps de finir de déguster le petit déjeuner riche de produit local servi par un personnel aux petits soins.

 

 

 

Et tout ce monde, le sac vissé au dos, les lunettes de soleil protégeant déjà des premiers rayons annonciateur d' un plein soleil et les lacets fixés sur les chaussures de terrain, peut enfin prendre la route vers la vallée du Paradis qui n' a qu' à bien se tenir surtout face à certains de nos randonneurs aux mollets aussi gros que l'Haut-Atlas et qu' on surnomme entre nous les "Hardeurs".
On débute le trek devant le gite de bab immouzer, on marche au pas sans cesser de promener nos yeux devant des couleurs changeantes. On marche encore et encore. L’effort d’une raide montagne prend fin et à peine le souffle repris qu’il fut soudain coupé par la vue plus bas d’un paradis sur terre... Une grande étendue d’eau brille de centaines d'étoiles étincelantes avec les reflets du soleil. Un silence s’impose devant telle beauté puis comme d’une seule voix un WAHHHH!!! S’échappe des bouches bées. Encore Merci Abdou! Les clics des appareils photo prennent la cadence pour cette peinture de Dieu devant laquelle certains posent tout naturellement. Puis, les sandwichs sortent des sacs pour combler un petit creux avant de lézarder au soleil pour quelques .Mais, la majorité descend droit vers l’eau pour piquer une tête.

 

Très vite dans la liquide fraîcheur, on danse, on chante, on glisse du haut des toboggans lisses sculptés dans la roche par les sources naissantes des montagnes qui créaient aussi de petit bassin en jacuzzi. Cet instant de paix et de joie est pour nous tout simplement un pur bonheur. Abdou comme à son habitude n’avait négligé personne en pensant au besoin sans limites de nos Hardeurs qui ont pu continuer leur périple pour avaler des dizaines d’autres kilomètres. Ils avaient raison de continuer leur découverte dans ce lieu situé entre le massif du haut Atlas et l’Anti-Atlas. Les deux chaines montagneuses sont séparés par la grande coupure de l'oued Draâ qui serpente  cette région nourrie d’agrumes, légumes et les fruits du célèbre arganier le tout produits dans la fertile vallée du Souss et exportés par les tribus berbères. Située au sud-ouest du Royaume, cette région tamazight éblouie par ses paysages entrecoupés de vallées profondes riches de palmiers posés autour de ces étonnantes piscines naturelles creusées à même la roche. De l’eau très présente dans ce lieu aux portes d’endroits arides. Les populations ont su grâce au système de drains souterrains de captage des eaux par gravité extraire cette "or" pour leurs champs de blé et les nombreuses variétés de légumes qui font vivre les habitants jusqu' au sud du pays.
Il est temps de reprendre la route vers l’auberge Bab Immouzer. Le chemin du retour avec nos indispensables guides locaux Mohamed et Mohamed semble plus rapide. Le soleil aussi termine sa route au-dessus des champs de blé et de petits pâturages qui font la joie de quelques chèvres au loin. Des enfants jouent et de jeunes adolescents testent leurs VTT sur la terre absente de toute verticale et jonchée de cailloux.  L’auberge se découvre enfin du haut de ses trois niveaux devant nous. En descendent les escaliers, on entend les cris et les bruits provoqués par les plongeons dans la piscine. Surprenant ces hardeurs, ils étaient déjà là. On rejoint la queue pour la douche et on rejoint enfin l’eau du bassin qui avait connu un coup de propre durant la journée après une demande expresse de notre infatigable et unique Abdou.
 Nouveau moment de folie et de rire autour et dans la piscine. La nuit qui tombe au-dessus de nous, annonce le retour aux chambres pour un brin de toilette et de beauté pour la soirée exceptionnelle qui avait été programmée. 
La soirée débute par le jeu « qui veut gagner des millions » avec pour doublure de Jean-Pierre Foucault, notre cher  et excellant Adil Hidane. Le dîner est servi tout le monde prend place devant une bonne salade, un délicieux tagine avec pour conclusion une grande assiette de fruits variés.
 Tous les randopediens n’avaient qu’une chose en tête...La suite!!! Hé oui, la suite n’était rien d’autre que la « soirée spéciale anniversaire Abdou ». Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d'avoir un jour eu sur leur chemin cet Homme exceptionnel. Voilà un avant goût avec ce poème rédigé par notre poétesse « cha3ira » sliwa

 
 

Abdou ne s’attendait pas à autant. L’heure était à l’émotion! Elle débutera très vite d’un vidéo projecteur. Le président Jamal avait demandé à chacun de nous d’enregistrer un petit message vidéo pour souhaiter un bon anniversaire à Abdou. Chacun, de son salon aux côtés de sa famille, de son bureau avait laissé échapper l’amitié et la reconnaissance qu’il éprouvait logiquement pour celui qui ne laisse personne sur la route. Celui qui tend toujours sa main. Celui qui propose son épaule à celui qui est fatigué. Celui qui offre son oreille sans jugement à ceux qui ont envie de se soulager. Celui qui aime les autres avant même de penser à s’aimer. Celui qui s’oublie pour le plus démuni. Celui qui n’est autre que notre Baba Abdou. La vidéo est aussitôt suivie par les plus beaux sauts "Thenkiza" de l’Homme du jour. Des bonds qui n’ont rien à envier aux traditionnels sauts des guerriers Masaïs. Tu sais où est ton prochain concours baba Abdou...mdr.
Les larmes ne sont pas fait prier sur le visage de notre Abdou. Il fallait le rafraîchir très vite pour noyer son émotion en le jetant dans la piscine.
Je dirais que ce fut une soirée exceptionnelle pour un être exceptionnel…..


                  ’’ Que chaque jour renouvelle ta gentillesse et ta joie de vivre        
                                            
 ABDOU   LMECHERCHEM".


Le gâteau a fait son entrée escortée au milieu d’une haie d’honneur. Il ne manquait plus que la mariée...

Après cette première journée riche en sensation et cette soirée festive pleine de surprises, l'ensemble des randopédiens ont eu le droit à un sommeil court mais réparateur o combien mérité pour faire face à la journée en mer prévue pour le lendemain.
Il est 8h, le rassemblement se fait autour d’un dernier petit déjeuner beldi aux gîtes de l’hôtelier Mr Mohamed. On profite malgré cette nuit écourtée d’une dernière vue sur la montagne et ses plaines.
 Trente minutes plus tard, toute la troupe des randopédiens a pris place dans le car direction la marina d'Agadir.
Les routes sinueuses et dangereuses menant à notre destination sont rythmées et atténuées par la musique, les darboukas et les chants des plus extraverties du groupe. Désolé encore pour ceux qui voulaient profiter du trajet pour finir leur nuit.
3 groupes et 3 aventures se créent dans le car, 1 groupe pour une ballade dans Agadir et les autres pour 2 croisières dans des bateaux distincts. Les deux navires réservés le "Phantome et le "Sous Plaisance" sont limités pour le nombre de passagers à embarquer. La solidarité et la force de notre groupe montreront que ceux qui ont su qu'ils devront rester à quai n’ont fait que souhaiter avec cœur une bonne ballade aux marins du jour.
La ville d’Agadir s’offre à nous avec ses immeubles blancs construits souvent en pente et qui nous conduisent vers ses larges boulevards fleuris d’hôtels modernes. Agadir n'a rien d’une ville à l’architecture typiquement arabisante. C’est une cité moderne. Souvent appelé la Côte d’Azur du Maroc.
Vers 10H30, on entre enfin dans le port de plaisance avec sa toute jeune marina qui est venue combler le vide d' un
port de commerce avec tirant d'eau de 17 mètres et du plus grand port de pêche marocain. Un port qui était dans les années 80 le premier port sardinier au monde.
10h30 le capitaine nous demande d'embarquer sur nos bateaux respectifs. On est accueilli sur de la musique chaabi avec un petit déjeuner composé de café tréééééééééééééés leger limite de l'eau avec une goutte de café noir et du lait limite de l'eau avec une goutte-de-lait. Les tartines au beurre et confiture ont été dévoré par certains affamés. Le départ s'est fait dans une bonne ambiance  de danse et de chant. Les passagers restés debout n'avaient qu’à se laisser bercer les mouvements du bateau.

 

Après 45 min de navigation sur un Océan Atlantique d’un bleu limite turquoise. On lance l’ancre sur une zone de Pêche. Les membres de l'équipage nous ont proposé de pêcher du poisson,
Les navipédiens* (un navipédien est un randopédien en mer) intéressés se sont équipés de mini canne a pêche, après le briefing de l'équipage, de nombreuses tentatives et des minutes patience. Des heureux ont réussi à sortir du poisson de l'eau. Mais la palme reviendra à celui qui sortit de la mer un poisson rouge qui eut le droit à la photo avec chacun de nous. Sacré poisson rouge...
On a très vite dévissé les cannes à pêche pour relever l’ancre et prendre la direction d’une zone de baignade et de restauration. La ballade dans ce navire qui coupait les vagues sous un clapotement se suffisait à elle-même. On pouvait aussi apercevoir au loin la plage célèbre d' Agadir qui s'étire sur plus de 10 km avec une des plus belles promenades de front de mer au monde qui n' a rien à envier à St Tropez et sa Côte d' Azur. D’autant plus qu’ici le climat offre 340 jours de soleil par an. De quoi se baigner en toutes saisons
  Les plus téméraires ont bravé l'eau très froide pour des plongeons et une baignade de quelques minutes bien sûr immortalisés par des clichés.
Pendant que les navipediens s'amusaient, l'équipage en profitait pour préparait pour le déjeuner du poisson grillé et  des salades. La baignade finit nous avons eu raison de ce bon repas diététique…
La digestion s’est faîte avec une danse rythmée endiablée et ibizien de quoi finir la journée en beauté.
Sur la route du retour, nous avons croisé le second bateau de navipedien. Nous nous sommes alors lancés dans une compétition de chant et de danse.
16h nous arrivons au port ou le car nous attendait pour un retour à Casablanca et Rabat qui je vous laisse imaginer c'est passé tous sauf dans le calme. Preuve en vidéo et il valait mieux être dans l'ambiance que dans l'ambulance…

 

 
 
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