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Le temps d’une randonnée, Itzer 15-17 avril 2011
 
Photos | Témoignages
 
Par :
   
Sarrah Aberbach
   
 

O mchinaaa lIItzer iiitzer iiitzer, o tla9ina Chabab Jmil, Chabab Jmil,
O ana sghyeer man3refchi,man3refchi,man3refchi
O 3la Randopedia man9derchiii
OOOOOlééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééé

 
 

Depuis quelques jours déjà, cette rengaine fredonne dans ma tête à la manière d’une chanson que l’on passerait en boucle, m’expulsant à Itzer.
Tout avait commencé Vendredi, après-midi, ou plutôt quelques jours avant, les propos appétissants de Sanae et Merouane sur les randonnées avaient eu raison de moi. Et Vendredi fut le départ.
Le trajet fut looooooong, peut-être à cause de l’impatience de retrouver les autres de découvrir l’ambiance, mais il serait injuste d’arriver à Itzer et de vous parler de la suite sans rendre hommage à l’équipage de la voiture, que j’avais exaspéré de cris et de sifflements, signes d’impatience et d’excitation. En route on avait fait connaissance, partagé des moments de rire, chants, danse, transe (j’exagère) sucette verte ou bleu ? lol
Une fois arrivé, l’aventure ne faisait que commencer, il était question de retrouver le groupe, l’association, il était minuit et quelques poussières, le village presque désert et le peu de personnes croisées faisaient preuve d’une crédulité mêlée à une bonté naïve, mais qui nous a pas été d’un grand secours, finalement après tant d’essaies « vous n’auriez pas vu des gens comme nous passer par là ?!! », mon équipage se reconnaitra surement. Quand le désespoir de retrouver le chemin nous avait gagné, les secours nous appelèrent et on vous retrouva.
Comme par chance, on tombait pil-poil à l’heure du diner, et c’était tant mieux, on crevait la dalle ; au menu : couscous local, courgettes et navets (lleft lbeldi) mmmm J, quelques anecdotes et on se dirigea ensuite vers une salle comble, tout le monde par terre, en boucle, des orateurs, le programme du lendemain, éparpillement et dodo.


Samedi  16 Avril 2011


O mchinaaa liitzer iiiitzer iiiitzer, o mchiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiina
Je ne vous parlerai pas du circuit jalonné de pentes douces ou raides ou s’alternent pelouses, vallées et monticules ni de la beauté du paysage, encore moins de la nature à l’état vierge, à l’abri de l’action de l’homme, vous n’avez qu’à fermer les yeux pour vous rendre compte que vous en avez ramené une image comme une sorte de cliché ou de tableau que la nature a eu la générosité de vous confectionner.
Fermez les yeux, vous vous en rappelleriez, et vous vous surprendrez sourire aux lèvres.
Non, je voudrais surtout vous parler de mes impressions :

 

Ce qu’il y avait de plus merveilleux fut l’ambiance, la solidarité du groupe, la certitude qu’il y ait toujours quelqu’un là pour vous, ne serait ce que pour vous tenir la main, vous donner à boire, vous prendre en photo, vous sourire, vous lancer une plaisanterie, vous faire des compliments sur votre persévérance et votre énergie, comme pour vous donner la force de continuer, ou encore quelqu’un pour s’assurer que vous vous portez bien.
On dirait une famille, qui vous adopte le temps d’une randonnée, et pour qui vous comptez,  qui veille à ce que vous ne manquez de rien et à ce que vous vous sentez bien.
Impressionnant !! J’en fus émue
Voilà ce qui fait le charme de Randopedia

Détermination :
Escalader Taghaght fut sans doute l’épreuve la plus redoutable, vers la fin on manquait d’eau, de ressources, d’énergie, nos chaussures commençaient à se serrer  et déjà nos orteils se plaignaient, mais il était question d’arriver au sommet, le groupe s’était défait et là c’était chacun s’y prenait à sa façon, certains serpentaient la pente, d’autres fonçaient à grandes enjambées, et moi J doucement aux rythmes de Laaala .

 

 

J’ai appris ce jour là, que je suis capable de tout, qu’il suffisait de la détermination, de la persévérance pour arriver à ses fins, ces expressions nous sont tous familières, mais ce jour là j’en ai fait l’expérience.

Une randonnée –» de véritables leçons de vie : on se dépasse, on frôle ses limites pour les pousser, s’en libérer encore et encore  et s’en faire d’autres à surpasser à la prochaine randonnée.

 

 

Après une journée chargée d’efforts et d’émotions, pas mieux qu’un Hammam pour se relaxer, se détendre et se décharger de la fatigue. Au retour, tout le monde était assoupis certains étaient allé voir le match d’autres se délasser pour être en forme pour la soirée qui s’annonçait déjà mélodique.
Après le diner, on avait pris place sur des coussins moelleux, certains s’étaient même allongés et s’étaient laissés  bercer par les rythmes berbères du LOUTAR, d’autres plus dynamiques applaudissaient ou encore s’agitaient à la moindre montée de rythmes comme pour motiver les chanteurs pendant qu’ils s’arrachaient le micro !!!


Dimanche 17 Avril 2011


07h15, tout le monde réveillé, un petit déjeuner bien équilibré à « la marocaine », le groupe est chaud pour cette journée remplie d’une nouvelle aventure  qui combine entre le partage d’un moment plein de la bonne ambiance  et entre la contribution à l’aide des villageois du Tatéouine à travers la coopérative IKISS en offrant « dakchi li 9Assam llah »


Deux «  Mercedes 207 » je précise, la 1ère couleur blanche, et la 2ème  couleur beige, on se salut, on se divise en deux groupes, chacun choisit une camionnette  et se charge de créer avec les autres une atmosphère digne de l’objectif de randopédia marqué dans son règlement interne (Article 2 *). Ce qui nous a touché durant le trajet, c’est que nous étions entasses dans des blocs fermes qui nous empêchaient de regarder au travers des vitres, nous savions qu’on était à Itzer et que nous partions à Tatéouine  et que la durée est bien 1h 30 minutes, mais nous n’avions aucune idée sur le trajet , «je crois que c’était l’objectif des organisateurs que d’alterner ouverture et fermeture,  maîtrise et laisser aller ».

Nous sommes bien arrivés à Tatéouine,  un accueil chaleureux de la part des membres de l’association coopérative IKISS, on s’installe, on prend notre souffle , les randopediennes se chargent de préparer le déroulement de l’action associative(lah y jazihoum bikhire).

 
 
 

On fait un tour dans le village, on offre aux enfants ce que nous avons pu ramasser des différents membres de randopédia, on déjeune (wa djaj wa djaj).
Malgré le trajet, la chaleur, la fatigue c’est vraiment la moindre des choses pour un petit sourire sur  le visage de ces enfants.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui, d'une façon ou d'une autre ont contribué à l’organisation de cette randonnée ; en particulier Mademoiselle Soumia et bien évidemment Mr le président.

 

* ARTICLE 2 : Objectif


L'objectif de l’association est la pratique de la randonnée pédestre, sans esprit de compétition dans un milieu convivial et sportif, afin de découvrir aussi bien le patrimoine culturel que l'environnement naturel, ce qui en fait une activité de loisirs.

 
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